Trois jours au festival d’Avignon avec deux petits diables !

21h30. France, A31, km37 direction Nancy.

Nous venons de quitter une aire de repos et Nomi-Nomi bat son plein à l’arrière de la voiture avec Jeanne à la seconde voix pendant que Jules tente d’une oreille d’écouter sa boite à histoire Lunii. Si votre enfant aime les histoires, je ne peux que vous la conseiller pour les longs trajets en voiture. Nous avions acheté un nouveau pack d’histoires sur le thème de l’espace avant de partir et il a passé de nombreuses heures à les découvrir.  Je me connais, si je traîne, l’article risque de ne jamais voir le jour. Alors, encouragée par chouchou au volant je me suis lancée le défi de publier les photos de notre périple à Avignon avant d’être à la maison. J’espère ne pas perdre le fil trop souvent entre les « On est presque arrivés? », « Je dois faire pipi! », « J’ai faim! », « Y’a Jules qu’à pris mon doudou ! », « Je dois encore faire pipi ! » et j’en passe.

C’est déjà la troisième année consécutive que nous passons par Avignon, son festival OFF et ses plus de 1000 spectacles durant nos vacances d’été. Nous avons eu un réel coup de coeur il y a trois ans pour l’ambiance festive et surtout le foisonnement d’artistes aux quatre coins de la ville. En vous baladant simplement intra-muros, vous en prenez déjà plein les yeux : acrobates, musiciens, chanteurs ou acteurs animent chaque recoin.

C’est après une petite semaine dans l’Hérault que nous avons prévu une halte de trois jours dans la ville du pont qui fait si souvent danser et chanter les enfants. Ca y est, vous l’avez en tête ? Le hasard a voulu que ce jour là, la Belgique joue sa place en demi-finale de la coupe du monde alors que les Français étaient en pleine fête nationale. Se balader dans une ville française un 14 juillet avec deux marmots vêtus des maillots de l’équipe nationale belge c’est l’assurance de ne pas passer inaperçu et d’engager la conversation avec pas mal de monde. J’ai trouvé les Français plutôt bons joueurs « dans la vraie vie » contrairement à ce que l’on a pu entendre ou voir sur les réseaux sociaux. Beaucoup nous félicitaient pour la qualité de jeu de notre équipe nationale et leur souhaitaient de gagner cette 3ème place.

D’un point de vue pratique, Avignon intra-muros est uniquement piétonier durant le festival. Il existe de grands parkings gratuits à l’extérieur des remparts, le parking des italiens et celui de l’île Piot. Vous pourrez alors prendre des navettes gratuites qui vous mèneront à l’intérieur de la ville. Prévoyez donc des bagages faciles à porter/tirer. Nous avions réservé un petit appartement deux pièces via AirBnb simple mais bien situé pour pouvoir profiter des spectacles sans devoir marcher de trop longues distances avec J&J.Apres une petite finale au calme à l’appartement (et une sieste pour Jeanne) nous sommes allés fêter la victoire des belges puis profiter des artistes de rue.  Les premiers artistes qui ont marqué Jules et Jeanne sont deux marionnettistes qui nous ont proposé en musique différents personnages dont un funambule ou encore un souffleur de bulles !  Direction ensuite la place du Palais. En soirée, vous êtes assurés d’y trouver des animations et du spectacle. Nous avons vu notamment des monocyclistes impressionnants. Après une courte nuit de sommeil en route pour le premier spectacle « officiel » que nous avions pris soin de réserver la veille par téléphone (c’est toujours plus prudent si vous voulez éviter d’être refoulé à la billetterie). « Est-ce que je peux sortir de table » : un titre qui a fait mouche auprès de Jules qui nous adresse à peu près cette question  à chaque repas.

« Les repas de famille n’en finissent pas.
Les aiguilles de la grande horloge se figent.
Elle est assise en bout de table et doit y rester.
Ses pieds ne touchent pas encore le sol.
Elle aimerait bien s’échapper, elle va s’envoler. »

Cette production du théâtre bascule (ici) donne vie à l’imaginaire, mêlant musique, poésie, projection et cirque. J&J sont captivés par les acrobaties de la jeune fille mais aussi par ce petit pois qui s’échappe de l’assiette et prend vie sous différentes formes.  Au Lycée Pasteur où a lieu le spectacle, tout est fait pour que l’attente soit agréable. Un petit coin aménagé nous permet de découvrir de nouveaux livres mais aussi de laisser un petit mot dans un livre d’or pour enfants après la représentation. Jeanne ne s’est pas faite prier et s’est donc prêtée au jeu en dessinant une fourchette et des dizaines de petits pois.  Direction ensuite « Le square agricol Perdiguier » ancien jardin d’abbaye où nous avions repéré un petit café et une belle plaine de jeu afin de regarder la finale de la coupe du monde en dehors de la grande foule tout en profitant de l’ambiance du jour. Après la victoire française, nous nous sommes laissés imprégner de l’ambiance festive dans différents coin de la ville.  Et enfin, ce matin pour terminer notre séjour en beauté, la compagnie moustache avec « Histoires en bois » nous emmène dans un conte décalé au pays des Kaplas où une marquise quelque peu exigeante charge Alban de construire le chateau de l’à-peu-près. Alors quand Alban demande en cachette à Jules de l’y aider (ou plutôt l’y emmène de force), c’est un peu tremblant au départ mais fier ensuite qu’il s’affaire à cette tâche qu’heureusement il ne maîtrise pas trop mal.  En guise de souvenir, les jolis badges d’Ablan et sa marquise sont portés fièrement depuis lors. 23h20. Luxembourg, autoroute A3, aire de Berchem.

Chouchou frotte vigoureusement le pare-brise pour enlever les mouchettes qui s’y sont installées. Dans moins de deux heures il faudra resortir les sacs du coffre. Voilà déjà que les vacances se terminent. Dix journées qui passent à une allure folle mais qui permettent de se retrouver sans pression, avec juste cette envie d’être ensemble et toujours de découvrir de nouveaux horizons, de vivre de nouvelles expériences. Vivement l’année prochaine !

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